Le 20 août 2026, Paul Kirchbichler et Mattis Klöpper étaient invités au webmeeting fashionconsult. Leo Faltmann et Daniel Schnödt, du Trendforum Retail, en étaient les hôtes. Une heure, moitié exposé, moitié séance de questions ouverte avec des commerçants du secteur de la mode.
Le plus intéressant n’était pas l’exposé, mais ce qui a suivi. Les questions des participants sont les mêmes que celles que nous rencontrons dans presque chaque premier entretien.
Pourquoi un store n’a pas besoin d’acheter de marchandise
Le commerce fonctionne de la même façon depuis des millénaires : acheter, puis vendre. C’est précisément cette étape qui immobilise du capital et crée le risque. Spreat la supprime.
La marchandise reste la propriété de la marque. Le client la prend sur la surface et paie à la caisse comme d’habitude. Juridiquement, il achète directement auprès de la marque, et le store se voit verser sa marge commerciale sous forme de commission. Tout le processus comptable d’achat et de vente disparaît ainsi pour cette marchandise : pas de facture d’achat, pas de délai de paiement, pas de rapprochement fournisseur.
Le principe est connu sur Internet. Qui achète sur Amazon n’achète pas chez Amazon, mais via Amazon directement auprès du marchand. Spreat transpose ce principe de place de marché sur la surface de vente - avec un brevet déposé.
Ce que cela a déclenché chez freenet
Dans le webinaire, nous avons montré le projet freenet publiquement pour la première fois. Plus de 500 stores en Allemagne, des emplacements premium, de petites surfaces à forte fréquentation. Depuis environ quatre mois et demi, on y trouve des produits qui deviennent viraux sur Instagram et TikTok.
L’assortiment est très éloigné du cœur de métier : compléments alimentaires, pinceaux de maquillage de créatrices beauté, tatouages éphémères de trois semaines, confiseries halal. La marque Miralina était en rupture au bout de six heures dès le premier jour. Il était prévu que la marchandise tienne deux semaines.
- 55 €
- achat d’impulsion moyen
- 6 h
- jusqu’à la rupture de la première marque tendance
- 1,5
- mois jusqu’à l’amortissement
- 1 000 €
- revenu supplémentaire par mètre carré
chez freenet
des coûts du projet
en moyenne
Le déploiement sur les 200 stores suivants est en préparation. Et freenet étend désormais le modèle au-delà des produits, par exemple à des services comme l’installation de routeurs.
Trois objections qui reviennent presque toujours
« Il y aura donc une deuxième caisse. Qu’en dit le fisc ? »
L’entrée se fait par un second terminal, à côté de la caisse existante. C’est volontaire : opérationnel dès demain, sans projet informatique. Ce terminal traite les ventes des marques, pas celles du store. Le store facture une commission, pas une vente de marchandise. Sur le plan fiscal, ce n’est donc pas une deuxième caisse du store.
Quand, après quelques mois, on voit le volume qui passe par là, vient l’intégration dans la caisse existante. Chez certains fabricants de caisses, la connexion existe déjà et peut simplement être activée.
« Pourquoi ne pas acheter les produits moi-même, tout simplement ? »
Parce que tout ce que le modèle vient d’enlever reviendrait. Qui achète immobilise du capital et porte le risque. Et qui achète ne teste qu’une seule fois.
Avec Spreat, un assortiment change en quelques jours au lieu de quelques saisons. Si un produit ne marche pas, il repart. S’il marche, il est réapprovisionné. Une nouvelle marque est dans le système en une quinzaine de minutes ; après cela, seul le délai de livraison compte.
« Ma surface est pleine. Où voulez-vous mettre cela ? »
La plupart du temps, on trouve de la place. Chaque commerçant sait quels dix ou vingt mètres carrés tournent moins bien que le reste. Et ces produits n’ont pas besoin d’un coin à eux.
Ils peuvent être à côté de l’assortiment existant, et certaines marques livrent directement leur présentoir. Cela devient vraiment serré presque uniquement dans le commerce alimentaire.
« Le commerce, c’est le changement. Et celui qui sait changer le plus vite gagne en fin de compte. »
Mattis Klöppercofondateur, SpreatD’où viennent les produits
La curation reste chez le commerçant. C’est lui qui décide de ce qui arrive sur sa surface, et nous lui faisons des propositions fondées sur les données. Pas de shop-in-shop, pas de surface sous-louée : la maîtrise du store reste là où elle doit être.
Le pool de marques compte actuellement plus de 15 000 produits, et il s’étoffe chaque semaine. Qui veut une marque précise qui n’y figure pas encore l’invite par un lien. L’inscription prend un quart d’heure.
Ce que cela coûte
Pour le store, des frais d’installation uniques s’appliquent, à partir de 500 euros selon la taille. Ensuite, il ne verse aucune commission à Spreat.
Les revenus se font du côté des marques : la marque verse la commission au store et une participation au chiffre d’affaires à Spreat. Les deux seulement lorsqu’un produit passe en caisse.
D’où vient l’idée
La première entreprise de Paul était une place de marché en ligne pour produits durables, fondée à 16 ans. Beaucoup de manufactures présentes y avaient leurs propres surfaces de vente.
L’une d’elles voulait vendre aussi des produits du réseau. Mais elle ne voulait ni les acheter ni s’occuper du décompte. À ce problème précis, Internet avait depuis longtemps une réponse : le principe de la place de marché. Sur la surface de vente, elle n’existait pas.
« Je suis absolument enthousiasmé par votre idée. Le commerce a soif d’idées d’apparence aussi futuriste. »



